Au plus haut depuis cinq mois, les prix du pétrole poursuivent leur tendance à la hausse, en raison des prévisions de resserrement de l’offre globale liées à la reprise des combats en Libye et des réductions en Iran et au Venezuela. Photo: DR
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Les prix du pétrole évoluaient dans des directions opposées aujourd’hui en cours d’échanges européens dans un marché hésitant alors que le président américain Donald Trump a ravivé les inquiétudes sur le conflit commercial sino-américain.

A la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 61,89 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 26 cents par rapport à la clôture de hier.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de mars cédait 7 cents à 52,57 dollars.

Sur la semaine, les cours s’inscrivaient en nette baisse, après avoir atteint des plus hauts en deux mois lundi dernier.

Des inquiétudes grandissantes sur l’économie, des marchés boursiers mornes et des doutes croissants sur la possible résolution du conflit sino-américain pèsent sur les cours du brut“, ont expliqué des analystes.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a assuré hier qu’il n’avait pas prévu de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping avant l’échéance du 1er mars, date à laquelle les tarifs douaniers américains augmenteront en l’absence d’accord commercial avec Pékin.”Inutile de dire que cela ne va pas aider l’économie mondiale et va alimenter les craintes que la demande mondiale de pétrole soit à la peine“, a estimé un analyste.

Il souligne par ailleurs les données venues d’Europe, qui ont contribué à la baisse des prix. La Commission européenne a ainsi revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro pour 2019, de 1,9% à 1,3%.

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