Acte 25 des "gilets jaunes" : la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. Photo :DR
- Publicité -

L’acte 25 des “gilets jaunes” s’est caractérisé  aujourd’hui par des manifestations de moindre mobilisation et un  réinvestissement des ronds-points à travers la France, à trois jours de la  démonstration de force du 1er mai.

Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 18.900 à défiler à 18h00 dans toute la France, dont 1 460 à Paris, c’est la plus faible mobilisation  depuis le début du mouvement de contestation sociale, le 17 novembre 2018.

Samedi dernier, ils étaient 23600 manifestants et 282 000 personnes pour la première mobilisation.

Cependant, la colère est toujours là et les contestataires se disent “prêts” à reconstruire leur quartier général pour un nouveau départ de leur mouvement et lever les doutes sur leur mobilisation.

Dans une tribune publiée samedi par Libération, les 1400 artistes signataires ont apporté leur soutien au mouvement des “gilets jaunes” qu’ils estiment “sans précédent dans l’histoire” pour avoir mobilisé, depuis plus de six mois, chaque samedi, des dizaines de milliers de Français et qui est soutenu par des millions d’autres.

Un mouvement qui réclame des choses essentielles?: une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique”, ont écrit ces artistes, techniciens, auteurs, de tous ces métiers de la culture, précaires ou non, qui se sont dits “concernés par cette mobilisation historique“.

Proclamant qu’ils ne sont “pas dupes”, les signataires déclarent qu’ils voient “bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes , décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs”.

La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire. Comme cette violence qu’ils mettent en exergue chaque samedi. Pourtant la violence la plus alarmante n’est pas là”, ont-ils soutenu, soulignant que le bilan de la répression “s’aggrave chaque semaine”.

Pour eux, la violence la “plus menaçante” est économique et sociale. “C’est celle de ce gouvernement qui défend les intérêts de quelques-uns aux détriments de tous et toutes“, ont-ils ajouté, estimant que “c’est la violence qui marque les corps et les esprits de celles et ceux qui s’abîment au travail pour survivre”.

Par ailleurs, les slogans de l’acte 25 de la mobilisation visant essentiellement le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à travers lesquels les manifestants le traitent de “menteur” pour avoir diffusé le  1er mai une fausse information affirmant que des manifestants avaient “attaqué l’hôpital la Pitié-Salpêtrière à Paris, une version démentie par les images et les témoignages.  Avec “Menteur Castaner”, et “Mensonges d’Etat, Castaner coupable”, les manifestants ont demandé sa démission du gouvernement.

- Publicité -