Un méthanier japonais, le Kokuka Courageous, et un tanker propriété de la compagnie Frontline cotée à la Bourse d'Oslo, le Front Altair, transportant du naphta, ont été stoppés jeudi dernier en mer d'Oman par des explosions d'origine inconnue alors qu'ils faisaient route vers l'Extrême-Orient. Photo : DR.
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Le président du Parlement iranien a insinué ce dimanche 16 juin que les Etats-Unis étaient derrière les attaques “suspectes” ayant visé jeudi dernier deux navires en mer d’Oman dans la région du Golfe, selon l’agence de presse iranienne Irna.

Il semble que les actions suspectes sur des tankers en mer d’Oman complètent les sanctions économiques américaines contre l’Iran car les Etats-Unis n’ont atteint aucun résultat avec ces sanctions“, a déclaré Ali Larijani dans un discours au Madjles (Parlement) tel que rapporté par Irna et l’agence de presse Isna.

Selon ces deux médias, M. Larijani a soutenu cette insinuation en affirmant que durant “la Seconde Guerre mondiale“, les Etats-Unis “visaient leurs propres bateaux près du territoire japonais afin de pouvoir justifier leur hostilité” envers Tokyo.

Un méthanier japonais, le Kokuka Courageous, et un tanker propriété de la compagnie Frontline cotée à la Bourse d’Oslo, le Front Altair, transportant du naphta, ont été stoppés jeudi dernier en mer d’Oman par des explosions d’origine inconnue alors qu’ils faisaient route vers l’Extrême-Orient.

Dès jeudi, Washington a accusé Téhéran d’être responsable de ces attaques, qui ont eu lieu alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe se trouvait à Téhéran pour des discussions destinées selon lui à faire baisser les tensions entre la République islamique d’Iran et les Etats-Unis.

Téhéran dément toute implication dans ces attaques. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait jugé hautement suspecte la coïncidence entre l’attaque des tankers et la visite de M. Abe à Téhéran, la première d’un chef de gouvernement japonais en Iran depuis 1978. Le lendemain, M. Zarif avait déclaré que la rapidité avec laquelle Washington avait accusé l’Iran d’être derrière les attaques en mer d’Oman dénotait une volonté manifeste de “sabotage diplomatique“.

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