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Le Rassemblement action-jeunesse (RAJ) a dénoncé, dans la soirée de ce dimanche 14 avril, l’humiliation des militantes qui ont  été arrêtées durant les marches d’hier vendredi  et obligées de  déshabiller au commissariat de Baraki.

Hier, lors de l’interpellation ciblée, avant le rassemblement, de les militantes du RAJ et celles du MDS au niveau de la Grande poste lors de l’interdiction du rassemblement qui devait ce tenir à la Grande poste, la police a procédé au commissariat de Baraki à Alger à la fouille corporelle avec déshabillement des militantes par une policière chose qui n’est pas totalement adaptée à ce genre d’interpellations “, écrit l’association dans son communiqué de dénonciation.

Et au Rassemblement action-jeunesse de s’indigner contre ” ses comportements d’un autres âge et condamne avec force ces actes qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine. Le RAJ considère que cette manière d’agir n’est que de l’intimidation et de la pression inutiles sur les militantes ne visant qu’à démobiliser et décourager les Algériens de revendiquer leurs droits à la liberté de manifester et de rassemblement “.

Cette information fortement relayée et décriée en ce moment sur les réseaux sociaux, soulève également de nombreuses voix de la société civile à l’instar  Soufiane Djilali, président du parti Jil jadid, qui a été l’un des premiers à condamner fermement cet agissement sur sa page Facebook, estimant que ” la police de Baraki a commis une abjecte vilenie en s’attaquant à l’honneur des femmes” et interpelle ” le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur et le DGSN pour radier immédiatement les policières ayant commis cet acte barbare“. Pour sa part, Mohcine Belabbes, président du RCD dénoncera lui aussi “ une atteinte à la dignité et aux droits de l’Homme” et “exige l’ouverture rapide d’une enquête “.

Pour rappel, mardi dernier, lors des marches de protestation des étudiants en médecines, des étudiantes ont aussi dénoncé des attouchements commis par des policiers sur elles lors des arrestations.  A l’heure actuelle, ni la DGSN, ni le ministre de l’Intérieur n’ont réagi à ce scandale qui porte gravement atteinte à l’institution.

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