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Arrêté samedi et mis en détention provisoire, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) réagit de lundi 1er juillet à l’incarcération de Lakhdar Bouragâa et défend son parcours durant la guerre de Libération nationale tout en se réservant le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des parties qui lui ont donné un autre nom.

Au moment où le peuple algérien s’apprête à célébrer le recouvrement de l’indépendance et la fête de la jeunesse, le destin a voulu que le pays traverse une situation politique d’une extrême gravité et dans le cours des événements a fait que le moudjahid Si Lakhdar Bouragâa soit mis au devant (de cette situation)  et a fini par être incarcéré.  Nonobstant les raisons qui ont amené la justice à décider de son arrestation particulièrement en cette situation, l’importance historique du rôle joué par cette personnalité durant la guerre de Libération au niveau de la wilaya IV historique nous met devant un dilemme et nous impose le devoir de rappeler le parcours de ce moudjahid“, peut-on en effet lire sur le document de l’ONM qui affirme ne pas souhaiter s’immiscer dans le travail de la justice.

A ce titre, soulignant que l’objectif de cette démarche n’est pas de dénoncer l’arrestation de Bouragâa, mais celui de  rétablir la vérité sur son parcours suite à l’accusation d’usurpation d’identité dont il a fait l’objet, hier dimanche de la part de l’ENTV, ” l’ONM se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des parties qui ont donné un autre nom à ce moudjahid autre que son vrai nom et qui ont porté atteinte à son honorable parcours “, écrit l’organisation nationale des Moudjahidine dans une déclaration rendue publique ce lundi 1er juillet et signée de son secrétaire général par intérim Mohand Ouamar Benlhadj.

De Indiquant que ” le moudjahid Si Lakhdar ” a rejoint la révolution début 1956 dans la zone IV, l’ONM, rappellera que parmi ses premiers faits d’armes, la sécurisation d’une rencontre entre un groupe d’étudiants et les dirigeants de la révolution Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et Amar Ouamrane.

Et d’ajouter que Lakhdar Bouragâa fut par la suite affecté à la katiba Zoubiria qui ” a mené des batailles féroces contre les sanguinaires français Massu et Bigeard “. ” Les compagnons d’armes du moudjahid Si Bouragâa sont unanimes à témoigner de sa distinction dans la direction des combats “, tout en précisant que Bouragâa fut promu capitaine puis commandant et responsable de la zone II (Blida) en 1960, et qu’il était très proche du commandant de la wilaya IV, Si Djilali Bounaâma qui l’a désigné membre du conseil de cette wilaya.

A l’indépendance, poursuit la Déclaration de l’ONM,  il a participé au défilé de célébration de l’indépendance au cours duquel l’emblème national fut levé pour la première fois. Enfin, l’organisation signale que Bouragâa fait partie des rares membres du Conseil national de la révolution algérienne encore en vie.

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