Les syndicats évoquent la loi sur la retraite, l'augmentation des salaires et la hausse du niveau de vie, qui ne relèvent pas de la compétence du ministère de l'Education nationale.Photo: S.El Haddad.
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Le conflit Education nationale et Syndicats semble s’enliser davantage. La raison est qu’en réponse aux déclarations de Mme Benghabrit à journal confrère où elle affirme que certaines de revendications formulées par les syndicats “ne relèvent pas de son département”, ces derniers estiment que ” c’est une nouvelle fuite en avant“, faisant qu’ils disant “camper sur la décision de grève” décrétée vendredi dernier.

A ce titre, Nouria Benghabrit, ministre de l’Education nationale, a indiqué ce matin dans un entretien qu’elle a accordé à au quotidien “L’Expression” que “la nature de la demande syndicale a changé. Ils (syndicats) évoquent la  loi sur la retraite, l’augmentation des salaires et la hausse du niveau de vie, qui ne relèvent pas de la compétence du ministère de l’Education  nationale”.

Une déclaration que les syndicats ne voient pas de bon œil, en ce sens où ils estiment que “c’est une nouvelle fuite en avant” de sa part et affirment “camper” sur leur décision d’amorcer une grève nationale les 26 et 27 février prochains.

Et pour cause, joint pas nos soins, Idir Achour, secrétaire général et Le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie(CLA), nous dira que les propos tenus par la ministre dans cet entretien n’apportent pour eux “rien de nouveau. Ce n’est qu’une énième fuite en avant”. Argumentant ses propos, il dira que lors du “dernier dialogue tenu avec elle, elle (Mme Benghabrit) nous promet de voir avec le gouvernement nos revendications (y compris la  loi sur la retraite, l’augmentation des salaires et la hausse du niveau de vie), et actuellement nous sommes dans l’attente d’une réponse” à son engagement. Et de souligner au passage que la grève annoncée “est aussi destinée au gouvernement”.

Joignant son avis à son collègue du CLA, Nabil Ferguenis, membre du bureau national et porte parole du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), dira que s’il est vrai que “les questions des salaires et du pouvoir d’achat restent celles de tous les Algériens, la ministre a esquivé les revendications relatives au statut des travailleurs de l’éducation tout comme celle concernant l’application du décret présidentiel266/14 fixant la grille indiciaire  des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires”.

En somme, pour les l’intersyndicale de l’Education, les propos tenus par Mme Bengharit dans cet entretien démontrent que “le dialogue de sourd continue à se maintenir, ce qui ne vient pas déminer la situation critique du secteur“.

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