L'intensification des conflits commerciaux engagés par les Etats-Unis ces dernières semaines pèsent sur les perspectives de croissance mondiale, ce qui se ressentirait sur la demande de brut, a commenté un analyste. Photo:DR
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Les cours du pétrole poursuivaient leur recul ce mardi dans les échanges européens alors que les tensions commerciales alimentent les craintes des investisseurs sur la demande d’or noir.

Vers 15H00 , le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 60,89 dollars à Londres, en baisse de 39 cents par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril de WTI pour le contrat de juillet cédait 34 cents à 52,91 dollars.

Hier, lundi en cours de séance, les cours avaient atteint leur plus bas depuis trois mois et demi à 52,11 dollars. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 60,53 dollars à Londres, en baisse de 75 cents par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI pour le contrat de juillet reculait de 60 cents à 52,65 dollars.

Dans la même journée, les cours avaient atteint leur plus bas depuis trois mois et demi à 52,11 dollars. L’intensification des conflits commerciaux engagés par les Etats-Unis ces dernières semaines pèsent sur les perspectives de croissance mondiale, ce qui se ressentirait sur la demande de brut, a commenté un analyste.

Ces craintes ont éclipsé les promesses du ministre saoudien de l’Energie, selon un analyste. Khaled al-Faleh a affirmé hier qu’un consensus était en train d’émerger au sein de l’Opep et de ses partenaires pour un contrôle renouvelé de leurs extractions au deuxième semestre. Cela a probablement été facilité par la réalisation que le marché risque de souffrir d’un surplus de l’offre au deuxième semestre, ont commenté des analystes.

L’Opep qui associe l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à d’autres producteurs, dont la Russie, doit décider de renouveler ou non son accord de limitation des extractions lors de sa prochaine réunion, dont la date est incertaine. Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient, qui avaient attiré l’attention des marchés en avril et en mai et participé à la hausse des cours, semblent être moins vives.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a affirmé dimanche DERNIER que son pays était prêt à engager un dialogue “sans conditions préalables” avec l’Iran. Pour la semaine achevée le 31 mai, les analystes estiment que les stocks de brut ont reculé de 2 millions de barils, que ceux d’essence ont augmenté de un million de barils tandis que ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) sont restés stables, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

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