les différents personnels du corps de l'Education ont répondu à l’appel des syndicats autonomes de l’éducation nationale pour le soutien du mouvement populaire. Photo : S. El Haddad.
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Tel que annoncé hier, les différents personnels du corps de l’Education ont répondu, ce mercredi 13 mars à l’appel des syndicats autonomes de l’éducation nationale pour une grève de solidarité avec le mouvement populaire que connait le pays depuis plus de trois semaines.

Venus des quatre coins de la capitale, par centaines, des enseignants des trois paliers de l’éducation accompagnés de leurs élèves et autres personnels des divers corps du secteur, ont observé un sit-in pacifique tôt ce matin à proximité de l’Académie d’Alger avant de marcher vers la grande poste et la place Maurice-Audin.

En blouse blanches et drapeau national à la main, les manifestants, au son de l’hymne national et autres chants patriotiques, ont scandé des slogans pour le changement et les réformes et ont aussi appelé au départ de la ministre de l’éducation nationale, Nouria Benghebrit.

Notons à ce propos que la thématique des slogans scandés aujourd’hui ont été pour la plus part différents de ceux criés jusque –là par la corporation des enseignants, et plus revendicatifs. ” Les enseignants sont du peuple et avec le peuple “, ” les éducateurs contre les destructeurs des générations “,  “la dirassa la tadrisse hata yetbedel el nidam” ( Ni enseignements, ni études jusqu’au changement du systeme), ” Benghebrit dégage”. Ou encore “chaab yourid taghyir nidham” (le peuple veut le changement du système). ” moudaharates silmya” (Manifestations pacifiques), ainsi que l’amélioration des conditions  d’enseignement.

A l’image des manifestations qui ont eu lieu durant les semaines passées, cette fois encore, celles d’aujourd’hui ont pacifiques. Aucun dérapage n’a été observé. Pour leur part, les policiers qui ont encadré les manifestations ont eu un comportement professionnel et exemplaire vis-à-vis des protestataires.

Le même mouvement à été observé dans le restant des wilayas du pays. A Constantine, Sétif, Skikda, Batna, Mila, Oum El Bouaghi, Annaba, El Tarf, M’sila, Guelma, Blida, Chlef, Djelfa, Tipasa, Boumerdes, Tizi-Ouzou, et Ain Defla, Oran, Mostaganem, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Mascara, Relizane, Saïda, El  Bayadh et Nâama ou encore à Tissemsilt et Tiaret, Ouargla, Ghardaïa, Tamanrasset, El-Oued, Adrar, Béchar et Tindouf,  les enseignants manifestants de différents cycles et autres agents du secteur, rejoints par leurs élèves et des étudiants, se sont rassemblés devant les directions de l’éducation respectives avant de battre le pavé de plusieurs avenues et autres artères des centres-villes. Dans un calme impressionnant, ils ont entre autres réclamé eux aussi des “changements politiques profonds“, “Non raccommodage, oui au changement“, « Respect de la souveraineté du peuple et de sa volonté“.

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