Prochainement, aussi, rencontre nationale sur l'épilepsie, en plus de journées portes ouvertes de dimensions régionales au profit des patients, de leurs proches et du mouvement associatif dédié. Photo : DR.
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Souvent frappée du sceau du tabou, les statistiques de l’épilepsie en Algérie sont aujourd’hui bien loin de la réalité. En 2014 on évoquait 350.000 cas.

En absence de données et de statistiques sur cette maladie qui touche un grand nombre d’Algériens, une enquête visant à déterminer la prévalence de l’épilepsie au niveau national sera prochainement entamée, a annoncé aujourd’hui à Oran Pr Hakim Leklou, président de la Ligue algérienne pour la prise en charge de l’épilepsie (LAPE).

Cette enquête  a pour objectif de “mieux cerner les besoins en matière  de santé publique, de prise en charge, de médicaments et de formation“, a  précisé Pr Leklou, à l’occasion d’une journée d’étude régionale ayant réuni une centaine de participants.

Les données escomptées à travers l’enquête à venir pourront “contribuer à  l’élaboration d’un plan d’action national efficient aux plans préventif et  thérapeutique”, a expliqué le président de la LAPE, également chef de service de neurologie au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bab El-Oued.

Il a en outre indiqué que son organisation s’attèle aux préparatifs d’une rencontre nationale sur l’épilepsie, en plus de journées portes ouvertes de dimensions régionales au profit des patients, de leurs  proches et du mouvement associatif dédié.

Il s’agit, a expliqué Pr Leklou, d’une journée d’enseignement portant actualisation des connaissances des praticiens autour des différents aspects de la prise en charge de la pathologie dont l’origine peut être un facteur génétique ou une lésion au  cerveau causée par un traumatisme crânien ou un accident vasculaire  cérébral (AVC).

Les intervenants ont ainsi abordé les volets liés au traitement médical, à la pharmaco-résistance, aux convulsions fébriles, aux épilepsies post-traumatique et vasculaire, à la scolarité de l’enfant épileptique et à  la question du permis de conduire du sujet affecté.

Ces journées d’enseignement ont pour finalité de consolider la formation  des praticiens tout en mettant l’accent sur les aspects préventifs axés  essentiellement sur une bonne hygiène de sommeil et une consommation  modérée des excitants comme le café, le thé et le tabac.

La rencontre présidée à Oran par ce spécialiste a été marquée par l’animation de plusieurs conférences axées notamment sur la conduite à tenir dans les situations de première crise, les états de mal non convulsifs, la génétique des épilepsies, l’épilepsie du sujet âgé et de la femme en âge de procréer.

Société savante de dimension nationale agréée le 22 mars 2018, la LAPE a  déjà organisé une première rencontre sur l’épilepsie au profit des spécialistes de la région Centre, tenue le 15 novembre dernier à Alger,  tandis qu’une autre est prévue le 15 février prochain à Annaba pour la région Est.

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