L’objectif de l'enquête est d’adopter une gestion permettant de réduire au maximum leur impact écologique. Photo : DR.
- Publicité -

Une enquête nationale d’évaluation des déchets hospitaliers a été lancée avec l’objectif d’adopter une gestion permettant de réduire au maximum leur impact écologique. C’est ce qu’a indiqué Karim Ouamane, directeur général de l’Agence nationale des déchets (AND).

L’enquête que nous sommes en train de réaliser pour le compte du ministère de l’Environnement et des énergies renouvelables s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de gestion des déchets à l’horizon 2035 qui englobe, outre les déchets ménagers et industriels, les déchets d’activité de soins (DAS)”, expliquera-t-il.

Soulignant avoir “ déjà travaillé sur un certain nombre de wilayas » dans le cadre de cette enquête, que l’intérêt d’une telle enquête, relève du fait que l’activité sanitaire génère des déchets porteurs d’une contamination bactériologique, virale et chimique avérée et qu’une gestion pérenne de ces  déchets suppose une quantification des données pour permettre une  planification, et ce, pour une meilleure gestion et une mobilisation des différents acteurs concernés.

“Les chiffres émanant d’institutions fiables permettront, en effet, de faire une évaluation sur la gestion des déchets hospitaliers en comparant les quantités générées par rapport aux capacités de collecte et de traitement existantes. D’où l’intérêt de cette enquête”, argue-t-il.

Quant à une possibilité de recycler ces déchets, le DG de l’AND affirme que cela n’est nullement recommandé vu leur composition “hautement toxique“.  Selon lui, la seule voie de valorisation possible reste la récupération de l’énergie au cas où ces déchets sont incinérés.

Concernant les déchets d’origine humaine (pièces anatomiques de l’activité  chirurgicale, sang, urine), il dira que ces derniers ” sont collectés et stockés, avant traitement, dans des contenants de couleur verte“, en précisant, toutefois, que pour le placenta, le mode de traitement par incinération est  préconisé.

En somme, le premier responsable de l’AND insiste sur l’urgence d’”un plan de gestion en interne” qui “constitue la première démarche à faire” et qui doit passer par une phase de diagnostic pour constater les quantités et les qualités produites.

En deuxième phase, poursuivra-t-il, la structure sanitaire devrait faire un choix stratégique pour opter soit pour une gestion en interne ou par délégation de service à un professionnel.

Mais quelle que soit la forme de gestion, les règles de base sont le tri des déchets, le stockage, la collecte, le transport et l’évacuation vers une filière de traitement adaptée à chaque typologie, insistera-t-il tout en indiquant que l’évacuation de ces déchets doit se faire par un opérateur de collecte et de transport agréé par le ministère de l’Environnement.

Cette gestion réglementée et transparente permet, estimera-t-il, de disposer  de la traçabilité nécessaire afin d’identifier les éventuelles pratiques  douteuses et illicites dans la gestion des déchets d’activités de soins.

Ceci avant- de relever également l’importance de la formation des ressources humaines en la  matière: “La dangerosité et la complexité des déchets d’activités de soins  fait que leur prise en charge requiert un personnel qualifié et formé en  conséquence“.

- Publicité -