"Seul le recours au peuple peut fonder la légitimité démocratique et édifier un Etat de droit", Photo : DR.
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Le parti du Front des forces socialistes (FFS) a appelé ce dimanche 31 mars, les acteurs politiques et sociaux à entamer des contacts et des rencontres en vue de la tenue d’une “conférence nationale souveraine de dialogue” pour parvenir à un “changement radical du système“.

Intervenant au cours d’une conférence de presse pour présenter l’initiative politique du parti pour “l’avènement de la deuxième République“, Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du FFS a fait appelé à “l’amorce d’un dialogue à travers une conférence nationale souveraine avec la participation de tous les acteurs politiques et sociaux autonomes, les syndicats autonomes, les personnalités indépendantes, les universitaires et les représentants du mouvement citoyen dans toutes ses composantes“.

Selon membre de l’instance présidentielle du parti d’Ait Ahmed, le FFS considère que ” l’urgence est d’engager le pays sur la voie d’une véritable construction démocratique de l’Etat et de la société“, précisant qu’ “aucun parti n’a été contacté pour le moment” en vue d’engager des pourparlers de sortie de crise.

Pour ce faire, le FFS propose la mise en place d’institutions de transition qui seront chargées de gérer ” une période de transition qui soit la plus courte possible“, avec la tenue d’une ” convention nationale de suivie et de contrôle de la transition (CNSCT) dont la composite sera définie par les participants à la conférence souveraine de dialogue“, précisant que la CNSCT sera chargée notamment de “veiller à l’application effective des mesures prises d’un commun accord et de strict respect des engagements contenus dans le pacte politique“. 

Aussi, le plus vieux parti de l’opposition en Algérie suggère aussi la mise en place d’une ” instance de suppléance, chargée de représenter l’Etat, de légiférer par ordonnance, d’orienter et de surveiller le gouvernement de transition avec l’approbation de la CNSCT“.

Le FFS propose également la formation d’un “gouvernement de transition, investi par la convention nationale devant laquelle il est responsable et chargé de mettre en œuvre les délibération et recommandations de celle-ci pour gérer les affaires courantes“, estimant que le Parlement “doit être dissous au terme de la mandature présidentielle, car les institutions de transition auront pour mission essentielle de réunir toutes les conditions nécessaires à l’organisation d’une double consultation électorale“.

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