Commerces, écoles et administrations fermés à Alger-Centre. Photo : S. El Haddad.
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Aux premières heures de ce 10 mars 2019, la grève générale lancée en appui au mouvement populaire entamé depuis le 22 février dernier à travers le pays, a été largement suivie à travers les quatre coins du pays.

C’est ainsi que très tôt le matin, épiceries, superettes, boulangeries et quelques pharmacies ont ouverts pour permettre aux citoyens leurs achats de première nécessité de baisser le rideau, faisant que la majorité des commerces ont ainsi observé l’appel à la grève générale lancé sur les réseaux sociaux, notamment ceux se trouvant sur l’itinéraire des marches populaires.

Pour ceux qui sont restés ouverts dans certains quartiers d’Alger, tels que Hydra, Birkhadem, ils diront « attendre l’évolution de la situation pour décider d’une fermeture ».

En effet,  à Kouba, Bab el Oued, Ben Aknoun, El Hamiz, Bouzareah,  Staoueli, Zeralda, Birtouta …, ni boulangeries, ni cafés ni banques ni marchés n’ont ouvert leurs portes.

En outre, au plan du transport urbain, les stations de bus ETUSA) étaient désertes à Alger, seuls les bus de transport universitaire et quelques bus de transport de  voyageurs privés étaient en circulation. Même les taxis se sont faits rares, laissant place aux  « clandestins» qui comme en pareilles circonstances, ont profité de la situation pour doubler voire tripler leurs tarifs.

Pour sa part, le trafic ferroviaire a lui aussi été suspendu bien que la société nationale du transport ferroviaire (SNTF) n’ait émis aucun communiqué au préalable pour aviser les voyageurs.

Idem pour le métro d’Alger qui a fonctionné jusqu’à 10 heures avant de rejoindre le mouvement de grève générale.

Lequel mouvement a été suivi par la majorité des établissements scolaires qui ont renvoyé leurs élèves à 8 heures, ainsi que par certaines administrations et les entreprises économiques.

Notons que pour l’heure, cette grève générale a été suivie dans les 48 willayas du pays, à l’instar de Boumerdes,Tipasa, Tizi Ouzou, Béjaia, Bouira, Annaba, Constantine, Bordj Bou Arréridj, El Eulma, Jijel, M’sila, Adrar…

Pour rappel, l’appel à la grève générale  a été lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques jours appelant les Algériens à ne pas se rendre à leurs lieux de travail pendant 4 jours, à partir du 10 au 14 mars.

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