Enquête annuelle sur les salaires réalisée par l'ONS en mai 2017.Photo: DR
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Un niveau de salaire que l’Office national des statistiques (ONS) estime dû au fait que ces deux secteurs emploient beaucoup de diplômés et qu’elles ont plus de moyens financiers.

Dans un document rendu public aujourd’hui, selon lequel l’ONS évalue le salaire net moyen mensuel en Algérie (hors secteurs agriculture et administration) a 40.325 dinars en 2017 contre 39.901 dinars en 2016, soit une hausse de 1,06%, il est relevé que les industries extractives et les activités financières sont celles qui paient mieux leurs employés.

Les salaires nets moyens mensuels sont plus élevés dans les industries extractives (production et services d`hydrocarbures notamment) avec 104.800 dinars et dans les activités financières que sont les banques et assurances avec 60.000 dinars, suivis par les secteurs de la production et distribution de l’électricité du gaz et eau avec 45.500 dinars et de la Santé avec 45.000 dinars.

L’ONS note que les salaires sont plus élevés dans les Industries extractives et les activités financières du fait que les entreprises relevant de ces deux secteurs emploient beaucoup de diplômés et qu’elles ont plus de moyens financiers que d’autres pour payer leur personnel (système de rémunération spécifique).

Le salaire dans le secteur de la construction est le plus faible

Par contre, le salaire net moyen mensuel dans le secteur de la construction est le plus faible avec 30.700 dinars le mois, après celui dans l’Immobilier et services aux entreprises avec 33.400 dinars, et les Hôtels et Restaurants avec 33.600 dinars, relève l’organisme public des statistiques.

L’une des raisons essentielles du niveau relativement bas des salaires dans ces secteurs est l’emploi d’une forte proportion de personnel moins qualifié (agents d’exécution), explique l’ONS.

Par qualification, le salaire net moyen, tous secteurs confondus, est de  79.000 dinars pour les cadres en 2017, soit une hausse de 1,91% par rapport à 2016, contre 47.300 dinars pour le personnel de maîtrise (hausse de 1,32%) et 28.900 dinars pour les agents d’exécution qui voient donc leurs salaires augmenté de 0,92%.

Par secteur et qualification, le salaire moyen des cadres le plus important est dans les industries extractives avec 129.462 dinars, et la Santé avec 94.300 dinars, indique l’ONS qui précise, toutefois, que pour la santé, il s’agit des structures de santé du secteur privé (services marchands), alors que celles du secteur public sont des services non marchands fournis à la collectivité (classées avec l’administration) et ne font donc pas partie du champ d’enquête.

Les écarts de salaires pour la même qualification selon les secteurs d’activités, des cas assez élevés  

Toutefois, des écarts de salaires pour la même qualification selon les secteurs d’activités sont dans certains cas assez élevés. Ainsi, pour les agents de maîtrise, le salaire net moyen dans les activités extractives est de 98.600 dinars contre 36.100 dinars dans le secteur de la construction. Quant aux agents d’exécution, le salaire net moyen est de 72.850 dinars dans les industries extractives contre 25.700 dinars dans le secteur du commerce et réparation.

Selon l’ONS, “la qualification du salarié, le secteur juridique, la taille de l`entreprise ainsi que les spécificités de rémunération sectorielles des entreprises de certains secteurs sont les éléments les plus discriminants du niveau des salaires“.

Par statut juridique et par activité, il est relevé, écrit l’ONS dans son document que dans le secteur public, les salaires nets moyens sont plus élevés dans les industries extractives avec 105.700 dinars, le secteur des Transports et communication à 57.200 dinars et l’activité financière à 57.000 dinars. Par contre, ils sont relativement bas dans les secteurs de Construction avec 36.200 dinars et Hôtels et restaurants à 35.400 dinars.

Dans le secteur privé, les activités les mieux rémunératrices sont le secteur financier avec 74.600 dinars, la santé à 45.000 dinars et le commerce et réparation avec 43.000 dinars. A l’inverse, les activités les moins payées sont les industries extractives avec 26.200
dinars, l’immobilier et services aux entreprises à 28.200 
dinars et la construction avec 29.800 dinars.

Notons que ces données sont les résultats d’une enquête annuelle sur les salaires réalisée par l’ONS en mai 2017 auprès de 762 entreprises composées de 535 sociétés publiques et de 227 sociétés privées nationales de 20 salariés et plus, représentant toutes les activités hormis l’agriculture et l’administration.

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