Le feu a éclaté lundi 23 juillet sur le mont proche de Pendeli attisé par des vents de 100 km/h. Photo : DR
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Pas moins de 81 morts et plus de 187 blessés, dans les incendies qui sévissent à l’est d’Athènes, selon un bilan non définitif. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.

En Grèce, les pompiers poursuivaient, mercredi 25 juillet, les recherches de personnes bloquées dans des maisons ou des voitures carbonisées aux environs de stations balnéaires de Mati et de Rafina, à l’est d’Athènes, ravagées par des incendies qui ont fait au moins 81 morts et 187 blessés, selon un dernier bilan officiel. “Le nombre de morts devrait dépasser la centaine”, a déclaré Evangelos Bournos, le maire de Rafina-Pikermi, cité par Anadolu, ajoutant que “près de 2000 maisons ont été détruites par les feux”
Qualifié de “tragédie nationale”, le feu a éclaté lundi 23 juillet sur le mont proche de Pendeli attisé par des vents de 100 km/h. Les flammes se sont rapidement propagées et ont envahi Mati, à 40 km d’Athènes, brûlant des centaines d’habitations. Les résidents ont fui en panique en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plus d’une heure dans l’eau pour se sauver.

“Aujourd’hui la Grèce est en deuil”, a déclaré le Premier ministre Alexis Tsipras, annonçant trois jours de deuil national. Les drapeaux seront en berne jusqu’à vendredi. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide – notamment en moyens aériens – par l’Espagne, la France, Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances affluaient de l’étranger.

Le gouvernement a annoncé qu’il prendrait en charge les obsèques, et des mesures fiscales en faveur des sinistrés. Et le parquet a ouvert une enquête sur les causes des incendies. Avant qu’une polémique ne s’engage sur la réponse de l’appareil d’État, le gouvernement a souligné avoir dû faire face àun phénomène “extrême”, “asymétrique”. Dimitris Tzanakopoulos a relevé qu’il y avait eu “15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents” en Attique.

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