Les prix du pétrole se sont redressés un peu ce lundi matin, dans un marché prudent et qui restait inquiet face aux surplus attendus. Photo : DR.
- Publicité -

Les prix du pétrole sont retombés ce mardi 2 juillet en cours d’échanges européens, après avoir bénéficié la veille de la volonté des membres de l’Opep, ainsi que de leurs alliés, de prolonger leur accord de réduction de la production.

Ce mardi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, valait 64,89 dollars à Londres, en baisse de 0,26% par rapport à la clôture d’hier.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août perdait 0,34% à 58,89 dollars. La veille, il avait dépassé les 60 dollars pendant plusieurs heures.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, dont la Russie, ont fait bloc lundi derrière la proposition russo-saoudienne de prolonger de neuf mois les baisses de production en vigueur pour soutenir

les cours.Les 14 pays de l’Opep “sont parvenus à un accord” pour garder le cap des limitations actuelles de production jusqu’à mars 2020, a annoncé hier soir le ministre vénézuélien Manuel Quevedo, président de la Conférence.

Plus tôt, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak avait affirmé que l’ensemble des pays de l’Opep et leurs dix alliés, emmenés par la Russie, avaient exprimé “un soutien unanime” à l’extension des baisses de production.

Sauf surprise, la décision devrait donc être officiellement entérinée ce mardi. Si l’accord russo-saoudien autour d’une extension des baisses, annoncé ce week-end, a d’abord soutenu les cours, ceux-ci ont finalement effacé leurs gains après quelques heures. “Vu les derniers chiffres, c’était le minimum vital que pouvait faire l’Opep pour empêcher un effondrement majeur des prix“, a estimé Tamas Varga, analyste.

Citant des données de l’organisation, il a souligné que la hausse de la production des pays non membres avait dépassé l’augmentation modérée de la demande mondiale ces derniers mois. L’Opep est, en effet, confrontée à une production américaine record dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale qui pèse sur la demande du pétrole.

Et “avec des tensions commerciales qui vont probablement s’accroître d’ici à 2020, les calculs pourraient montrer que la baisse de la production ne va pas beaucoup tirer les prix vers le haut“, a souligné Michael Hewson, analyste pour CMC, malgré la récente trêve commerciale conclue entre les Etats-Unis et la Chine.

Les discussions sur un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine ont d’ailleurs repris, a affirmé hier le président américain Donald Trump, qui a toutefois estimé que tout accord devrait “pencher” en faveur des Etats-Unis.

- Publicité -