Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraisonen mai valait 67,25 dollars à Londres, à New York, le baril de la référence américaine, le WTI pour le contrat d'avril, cédé à 57,34 dollars. Photo : S. El Haddad.
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Les cours du pétrole poursuivaient leur hausse ce mardi en cours d’échanges européens alors qu’une panne de courant massive au Venezuela paralyse son industrie pétrolière et que l’Arabie saoudite limite volontairement ses exportations.

Dans l’après midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 67,25 dollars à Londres, en hausse de 67 cents par rapport à la clôture d’hier.

A New York, le baril de la référence américaine, le WTI pour le contrat d’avril, prenait 55 cents à 57,34 dollars.

Depuis cinq jours, le réseau électrique vénézuélien est affecté par une panne géante. “Les exportations de pétrole du principal port du pays sont au point mort
en raison de la panne, ont souligné les analystes de Commerzbank.

Le pays, membre fondateur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, a déjà vu son offre limitée par des sanctions américaines contre le groupe pétrolier national PDVSA.

Ce ralentissement involontaire de la production vient s’ajouter aux efforts de limitation des exportations volontaires de l’Opep.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, produit encore moins que l’objectif établi par l’Opep et ses partenaires en décembre, et un responsable du royaume a affirmé lundi que les exportations ne
remonteraient pas en avril.

Le mois dernier, des promesses similaires (pour mars) avaient fait gagner autour de 8% au cours du Brent, cela a dû motiver les Saoudiens pour réitérer leurs efforts”, ont estimé les analystes de JBC Energy.

Dans ce contexte, les acteurs du marché portent moins attention à la production américaine de pétrole de schiste et aux inquiétudes sur la croissance de la demande“, a commenté Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com. Le marché attendra également les données sur les réserves américaines de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), qui paraîtront demain.

Pour la semaine achevée le 8 mars, les analystes tablent sur une augmentation des stocks de brut de 3,05 millions de barils, sur une baisse de 2,95 millions de barils des stocks d’essence et de 1,95 million de
barils des stocks d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg. Les chiffres de la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API), jugés moins fiables par les investisseurs, seront publiés ce soir.

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