Le militant sahraoui pour les droits de l'Homme Mbarek Daoudi (au centre) à sa sortie du centre pénitentiaire de Bouizakarne au nord de Guelmim, le 28 mars 2019.
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Le prisonnier politique sahraoui Mbarek Daoudi a été libéré hier de la prison marocaine après avoir purgé sa peine, a indiqué ce vendredi du Comité action et réflexion pour l’avenir du Sahara occidental (CARASO).

Mbarek Daoudi a été poursuivi, depuis 2013, devant le tribunal militaire avant d’être transféré devant un tribunal civil à cause de ses prises de position publiques réclamant le libre exercice du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple du Sahara occidental.

Libéré par les autorités marocaines de l’établissement pénitentiaire Bouizakarne (sud du Maroc) le militant sahraoui a été accueilli par un groupe de militants sahraouis. Il a appelé, dans une vidéo postée sur Youtube, à poursuivre les efforts pour obtenir la libération des autres militants sahraouis toujours détenus par le Maroc. La libération de Mbarek Daoudi intervient après la publication, il y a quelques jours, d’une lettre ouverte au ministre marocain de la Justice, signée par près de 200 ONG, lui demandant la libération de ce militant.

Dans la lettre, elles ont dénoncé les conditions d’incarcération de ce défenseur des droits de l’homme, malgré l’avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

En effet, le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait adopté, en août dernier, un avis concernant Mbarek Daoudi, dans lequel il établit que ce dernier n’a pas toujours eu un avocat durant les différentes procédures auxquelles il a fait face et qu’il a subi des abus qui l’ont conduit aux aveux que le tribunal a utilisés pour le condamner. Il a demandé aux autorités marocaines de prendre “les mesures qui s’imposent pour remédier sans tarder à la situation de Mbarek Daoudi et la rendre compatible avec les normes internationales applicables“, appelant à le “libérer immédiatement” et à lui “accorder le droit d’obtenir réparation”.

Pour rappel, plus d’une trentaine de prisonniers politiques sahraouis sont incarcérés dans des prisons du Maroc.

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