Sitôt sortie l’information de cette menace de plainte, les réactions se sont multipliées sur les réseaux sociaux. Emanant d’intellectuels mais aussi de citoyens anonymes, ces réactions sont unanimes pour déclarer le soutien et la solidarité envers Abdelaziz Boubakir, dont l’intégrité et l’honnêteté intellectuelles sont connues de tous.
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Durant toute l’après-midi, les versions se contredisaient,  selon les sources et les chaînes télés, les unes confirmant la démission, les autres l’infirmant…

Ould Abbès a démissionné hier de son poste de secrétaire général du FLN, après avoir été victime d’un malaise cardiaque. Sachant que c’est une raison de santé qui a motivé ce retrait, la première réaction est de souhaiter au concerné un prompt rétablissement et qu’il revienne à ses proches en bonne forme physique et morale. Mais durant toute l’après-midi, les versions se contredisaient,  selon les sources et les chaînes télés, les unes confirmant la démission, les autres l’infirmant. Entre toutes ces versions contradictoires, émanant aussi de la masse de journalistes massés devant le siège du parti à Hydra, on retrouvait notamment celle, frappée du sceau de l’officiel, de l’agence APS, peu susceptible de prendre à la légère des informations d’une telle importance. La même officialité auréolait le communiqué lu à la télévision publique. Ce chassé-croisé de versions est en lui-même un indicateur fiable et très crédible de la crise que traverse actuellement le FLN, plutôt sa direction, sous la houlette de Ould Abbès. Lorsqu’on évacue cette raison de santé, il ne serait pas indélicat de rappeler que cette démission intervient au lendemain d’une prise de position pour le moins étonnante de Ould Abbès, qui lui a valu une levée de boucliers au sein du parti, mais pas seulement. En effet, en se désolidarisant du ministre de la Justice, cadre influent de son parti, le FLN, sur le sujet de ses déclarations sur Ouyahia, Ould Abbès n’a fait que se rendre, au propre comme au figuré, du côté de son frère ennemi du RND. En fait, cette sortie a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et si hier, pour des raisons de santé selon la version officielle, qu’il ait démissionné ou ait été démis de son poste, ce retrait de gré ou de force a été décidé pour « l’ensemble de son œuvre ». En effet, le désormais ex secrétaire général du FLN a accumulé les erreurs, qui politiquement parlant sont autant de fautes, qui ne pouvaient rester éternellement sans provoquer d’effet boomerang. Il a été également l’auteur de sorties et de déclarations qui, pour drôles qu’elles pouvaient être, n’en étaient pas moins motif à placer le FLN au peu valorisant rang de risée du monde politique. Hier encore, entre les déclarations des membres du FLN qui confirmaient sa maladie et ceux qui démentaient son départ, d’autres insistaient sur les « agissements irresponsables » de leur secrétaire général. Il va de soi que Ould Abbès ayant apparemment clos son parcours politique en sortant par la petite porte, mais aussi et surtout parce que ce retrait, volontaire ou imposé, est également adossé à un problème de santé, il serait inconvenant et indélicat de l’enfoncer aujourd’hui, ce qui reviendrait à tirer sur une ambulance.

Qu’on le veuille ou pas, le FLN tient une place importante, pour ne pas dire prépondérante, dans le paysage politique algérien. Ce départ, par-delà le remplacement de Ould Abbès par Bouchareb, président de l’APN, augure-t-il d’un sang neuf insufflé au parti FLN ? Il faut dire qu’il en a bien besoin, en cette orée d’échéances électorales et de batailles qui vont avec…

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