Depuis le 4 avril, une vaste offensive visant à conquérir la capitale a été lancée par le maréchal Haftar, qui se retrouve aujourd'hui aux portes de Tripoli au terme de combats sanglants qui ont fait 32 morts et une cinquantaine de blessés selon un bilan du ministère de la Santé du GNA. Photo : DR.
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Les affrontements armés en Libye entre les troupes du Maréchal Khalifa Haftar et les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) se poursuivaient ce lundi après cinq jours de combats intenses pour empêcher les troupes du maréchal Khalifa Haftar d’avancer vers Tripoli.

Les hostilités menées par Haftar visent à prendre possession de la capitale où siège le GNA, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale qui appelle à la retenue et un règlement pacifique de la crise.

Depuis le 4 avril, une vaste offensive visant à conquérir la capitale a été lancée par le maréchal Haftar, qui se retrouve aujourd’hui aux portes de Tripoli au terme de combats sanglants qui ont fait 32 morts et une cinquantaine de blessés selon un bilan du ministère de la Santé du GNA.

Le président du Conseil présidentiel du GNA Fayez al Sarraj, soutenu par l’ONU, a accusé le maréchal Haftar d’œuvrer à “saper le processus politique” pour plonger le pays dans un cycle de violence et de guerre destructrice”. Une situation qui a poussé la communauté internationale à multiplier les appels au calme.

La communauté internationale appelle à la retenue

Vendredi dernier, Antonio Guterres a achevé une visite en Libye, sa première depuis sa nomination à son poste en 2016, sur une note de “profonde inquiétude et un coeur lourd”, avait-il dit en quittant Benghazi, “espérant toujours qu’il est possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et dans ses environs”. Le Secrétaire général de la Ligue arabe (LA), Ahmed Aboul-Gheit, a lui, demandé à l’ensemble des parties libyennes de faire preuve de retenue et de désamorcer immédiatement la situation militaire dans les régions occidentales du pays et à considérer la voie politique comme la seule solution à la crise libyenne.

De son côté, l’Algérie a dit suivre avec une “extrême préoccupation” les derniers développements intervenus en Libye et appelle toutes les parties à “la retenue”, estimant que toute “escalade militaire est de nature à compromettre les efforts en cours”. Parallèlement, la communauté internationale a multiplié les appels à Khalifa Haftar pour que ses forces cessent leur offensive vers Tripoli. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé à un règlement pacifique la crise politico-militaire qui déchire actuellement la Libye, exhortant Conseil de sécurité de l’Onu à initier des dialogues entre les partis rivaux libyens. Washington, Paris, Londres, Rome et Abou Dhabi ont également appelé les protagonistes libyens à faire baisser les tensions et à trouver une solution politique. Le Canada et la Tunisie, pays voisin de la Libye, ont aussi exprimé leurs inquiétudes.

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