Une résolution une "Pacte politique pour une véritable transition démocratique".
- Publicité -

La rencontre des “Forces de l’alternative démocratique” a plaidé, ce mercredi à Alger, pour l’organisation d’une période de transition réunissant les moyens politiques pour l’expression d’une véritable souveraineté du peuple et l’édification d’un Etat de droit démocratique.

Cette période de transition sera basée sur un nombre de préalables, notamment “l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, la non utilisation de la religion, du patrimoine et des symboles de la Nation à des fins politiques, l’égalité en droits entre les hommes et les femmes et la non utilisation de la violence pour la conquête et l’exercice du pouvoir“, est-il souligné dans une résolution intitulée “Pacte politique pour une véritable transition démocratique” et signée par une trentaine de participants ayant pris part à cette rencontre et représentant des partis politiques (FFS, RCD, PT, PST, MDS, UCP et PLD), des personnalités politiques et des syndicats ainsi que des délégués de la société civile.

Cette résolution a également recommandé “la consécration des libertés individuelles, collectives et syndicales, le droit de grève, la souveraineté populaire sur les richesses naturelles de la nation et le respect de tous les pluralismes“.

Les participants ayant signé cette résolution se sont dit “déterminés à œuvrer dans un cadre unitaire, ouvert à toutes les forces qui se reconnaissent dans l’alternative démocratique pour permettre au peuple algérien de recouvrir toute sa souveraineté“. Ils ont également “salué la mobilisation et la détermination du peuple algérien, plus que jamais décidé à imposer pacifiquement un changement radical du système“, soulignant dans le même contexte “la nécessité de préserver le caractère pacifique, unitaire et national du mouvement populaire dans le but d’instaurer un processus constituant, souverain qui prenne en compte les aspirations démocratiques et sociales de l’immense majorité du peuple“.

Ils ont considéré en outre que “l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération“. S’exprimant sur “l’interdiction de l’emblème amazigh dans les manifestations publiques“, les signataires de cette résolution ont mis en garde contre de telles décisions qui “visent à semer la division, la peur et la confusion“, relevant que “la majorité du peuple algérien qui est sortie de son silence, s’est exprimée en faveur d’un changement du système pour instaurer un état de droit démocratique et social“.

Cette même résolution a relevé qu'”aucune négociation et aucune transition démocratique ne sont possibles sans la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion, la libération du champ politique et médiatique ainsi que l’arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et de leurs organisations, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants de droits de l’Homme et des journalistes“.

Cette rencontre qui s’est tenue au siège du RCD, intervient dans le prolongement de celle de la semaine dernière ayant regroupé le FFS, le RCD, le PT, le PST, le MDS, l’UCP, le PLD et Me Noureddine Benissad au nom de la LADDH. Elle avait aussi enregistré la présence de plusieurs organisations syndicales et de personnalités nationales.

- Publicité -