L'émissaire onusien a dit aux 15 pays membres du Conseil qu'il était " très inquiet " à la perspective d'un embrasement ce week-end. Photo : DR.
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La nouvelle flambée de violence à Tripoli, en Libye, a d’ores et déjà causé la mort de plus de 200 personnes. En effet, au moins 213 personnes ont été tuées depuis le lancement, le 4 avril dernier, l’agression menée par les troupes de Khalifa Haftar contre Tripoli pour s’emparer de la capitale libyenne, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon ce nouveau bilan communiqué aujourd’hui par la mission de l’OMS en Libye sur sa page facebook, ces combats ont également fait 1009 blessés. L’organisation a ajouté que ses équipes poursuivent leur action visant à aider les staffs médicaux dans les hôpitaux locaux.

Les appels se multiplient à l’ONU en vue de parvenir à un cessez-le-feu humanitaire en Libye, notamment face à des ” bombardements aveugles” qui font ” beaucoup de victimes” dans la banlieue de Tripoli, a indiqué un porte-parole de l’ONU.

Hier, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni sans établir de stratégie claire pour réclamer rapidement un cessez-le-feu aux belligérants, alors que les Etats-Unis et la Russie continuent d’opposer de la résistance à un projet de résolution britannique, selon des diplomates. Ces deux pays se sont opposés à la publication d’une déclaration du Conseil, ont précisé les mêmes sources.

Au début du conflit, une déclaration avait été faite et il n’y a pas grand chose à ajouter d’autant que Londres propose une résolution depuis lundi, mais en vain, note un diplomate. L’objectif de la réunion à huis clos, demandée par la présidence allemande du Conseil, était ” d’avoir un point de situation sur le terrain de l’émissaire de l’ONU, Ghassan Salamé “, a indiqué l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen.

L’émissaire onusien a dit aux 15 pays membres du Conseil qu’il était ” très inquiet ” à la perspective d’un embrasement ce week-end, a indiqué une source diplomatique. ” Les forces militaires se rapprochent de zones résidentielles ” et ” il y a des témoignages selon lesquels des renforts arrivent des deux côtés”, a ajouté un autre diplomate.

Ghassam Salamé a aussi réclamé que le Conseil de sécurité prenne une  position forte sur les violations de l’embargo sur les armes imposé sur le  théâtre libyen, selon plusieurs sources. ” La situation humanitaire est de plus en plus difficile à la périphérie de Tripoli “, a ajouté l’émissaire, cité par des diplomates.

Depuis 15 jours, le maréchal Khalifa Haftar mène une offensive militaire sur Tripoli où siège le gouvernement de Fayez al-Sarraj, reconnu par 

L’Algérie continuera d’apporter «tout son appui» 

 Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a indiqué, jeudi à Alger, que l’Algérie continuera d’apporter «tout son appui» pour un retour «rapide» à la paix et à la stabilité en Libye, indique un communiqué de la Présidence de la République. M. Bensalah qui a reçu le vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement d’Entente nationale libyen, Ahmed Maitig, en visite de travail en Algérie, a exprimé «la solidarité de l’Algérie avec l’ensemble du peuple libyen frère et la conviction que cesse le langage des armes, parce qu’il n’y a de solution que politique», souligne la même source. Le chef de l’Etat a réaffirmé, à cette occasion, que l’Algérie «continuera d’apporter tout son appui pour un retour rapide à la paix, à la stabilité et à l’entente entre tous les Libyens». L’entretien entre les deux parties a permis de «passer en revue la situation préoccupante que connaît la Libye, notamment les développements connus depuis le 4 avril 2019», précise le communiqué.

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