Les forces pro-Haftar ont lancé hier une offensive pour prendre la capitale Tripoli, où est basé le siège du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale. Photo: DR.
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Des éléments de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal libyen Khalifa Haftar ont été chassés ce vendredi avant l’aube d’un barrage de sécurité à 27 km à l’ouest de Tripoli, selon une source de sécurité.

Les forces pro-Haftar ont lancé hier une offensive pour prendre la capitale Tripoli, où est basé le siège du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale.

Le même jour, un convoi armé du maréchal Haftar a pris position à 27 km de Tripoli, après s’être emparé d’un barrage à l’entrée ouest de la capitale libyenne.

Mais ce vendredi, une milice rivale originaire de la ville de Zawiya, située à une vingtaine de km plus à l’ouest de ce barrage, a repris cette position après un “court accrochage”, a indiqué une source de sécurité à Tripoli. Selon des médias, la circulation était fluide dans la matinée à ce barrage où se trouve un seul véhicule de sécurité dont l’appartenance est inconnue.

Après la reprise du barrage, des dizaines de combattants de l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée à travers le maréchal Haftar, ont été faits prisonniers et leurs véhicules saisis, selon la source de sécurité.

Des photos de ces “prisonniers” portant des uniformes militaires et assis à même le sol dans un lieu inconnu, circulent sur les réseaux sociaux. Mais il n’était pas possible de les authentifier dans l’immédiat.

La force de protection de Tripoli, une coalition de milices tripolitaines, a indiqué avoir participé à la reprise du barrage, après avoir annoncé une contre-offensive pour stopper l’avancée de l’ANL. Elle a donné le nom de “Ouadi Doum 2” à l’opération, en allusion à la défaite en 1987 du maréchal Haftar, alors officier sous le gouvernement de l’ex-guide Maâmar El Gueddafi, dans la région de Ouadi Doum sur la bande d’Aouzou, à la frontière du Tchad. Haftar s’était fait prisonnier dans cette guerre visant à maintenir la présence de la Libye sur la bande d’Aouzou.

Du côté du gouvernement internationalement reconnu, le Premier ministre, Fayez al-Sarraj, a donné mercredi soir dernier l’ordre aux forces qui le soutiennent de “faire face à toute menace”.

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