Medouar a fait son mea-culpa. Photo: DR
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Le Boss de LFP estime qu’il s’était  retrouvé  à gérer plusieurs aspects liés au sport, mais également les imprévus.  

Le président de la LFP, Abdelkrim Medouar, a tenu, hier, une conférence de presse à la salle des conférences du Complexe Mohamed Boudiaf pour  s’expliquer sur l’affaire du report du match entre l’USM Alger qui avait fait jaser surtout côté kabyle, avec des déclarations fort acerbes du boss des Canaris, Cherif Mellal qui l’avait accusé d’avoir provoqué ce report pour favoriser l’équipe adverse. Le patron de la Ligue a, ainsi, reconnu son erreur et a fait son mea-culpa, en avouant qu’il ne devait pas se comporter de la sorte surtout que ces dernières décisions étaient prises sans y référer à ses collègues du bureau exécutif de la LFP.   «Je reconnais, j’ai commis des erreurs, j’assume mes responsabilités. J’ai présenté mes excuses aux membres de mon Bureau. Tout le monde est appelé à commettre des erreurs. Je ne suis pas venu pour gérer des choses extra-sportives. Le championnat est à sa 14e journée, nous sommes dans les temps. Seulement, je refuse qu’on touche à ma personne, c’est inadmissible. J’accepte qu’on critique la programmation, mais de là me toucher dans ma dignité, c’est inadmissible», a ainsi affirmé Medouar, qui paraissait désappointé des attaques à sa personne.

Il faut savoir que tout cela est en relation avec le report du classico entre usmistes et kabyles qui avait provoqué la colère de Mellal et qui avait conduit cinq membres du bureau à démission en protestation contre sa décision de mener les affaires en solo.

«Le président de la JSK, que je refuse de citer le nom, est convoqué pour la séance de la commission de discipline de la LFP demain 12 novembre pour s’expliquer sur des déclarations qui n’étaient pas en lien avec le football, il a touché à la LFP et a publié des communiqués. Si la commission jugera que ces propos nuisent à la LFP, elle est souveraine à prendre les sanctions nécessaire à son encontre », a encore souligné l’ex-patron de l’ASO.

«L’USMA a été plus sage en demandant le report de cette rencontre, chose que j’ai accepté. Le report avait pour objectif d’éviter tout dérapage suite aux déclarations du premier responsable de la JSK. J’assume l’entière responsabilité. La JSK est un club qui n’est plus à présenter, à sa tête il y a un nouveau président qui veut s’imposer dès le début. Je ne vais pas lui répondre. Si j’étais président de club, je ne vais pas être tendre avec lui. Il y a des clubs qui aspirent à atteindre le sommet. Le match à l’origine de la polémique s’est déroulé dans les meilleurs conditions. Je remercie les 22 acteurs, les deux galeries, ainsi que les dirigeants des deux clubs», a-t-il tenu à relever.

Le président de la LFP a défendu la programmation du championnat, en dépit des voix de contestations qui se sont élevées ces dernières semaines.

«J’assume toutes mes responsabilités dans la gestion de cette Ligue. Nous sommes nouveaux dans la gestion de la LFP. Nous nous sommes retrouvés à gérer plusieurs aspects liés au sport, mais également les imprévus. Le championnat a démarré dans les meilleures conditions. La programmation marchait bien jusqu’à ce report. Il y a eu le match du MCA – JSS reporté pour les raisons que tout le monde connait. Je ne suis pas de ceux qui versent dans la polémique. Je me suis abstenu à parler dans la presse pour éviter de jeter de l’huile sur le feu. Que Dieu maudisse celui qui réveille la fitna », a-t-il lancé.En dépit d’une gestion jugée catastrophique depuis son élection à la tête de la LFP en juin dernier, en remplacement de Mahfoud Kerbadj, Medouar tient à aller jusqu’au bout.

«Je n’ai jamais pensé à démissionner. J’avais été élu démocratiquement et les membres de l’AG m’ont donné leur confiance. Je ne suis pas venu pour me retirer à cause d’un report. On ne peut pas faire face à tous les problèmes en un temps laps court. Nous sommes novices dans la gestion de la LFP, laissez- nous travailler», a-t-il souligné.

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