"la résolution de la crise migratoire ne peut être basée uniquement sur l’adoption de mesures sécuritaires". Photo: DR
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L’ Algérie avait fait des propositions visant à prendre en charge le phénomène dans le cadre d’une “solution globale” impliquant des projets de “développements, de création d’emploi et de fixation des populations des pays africains“.

Co-organisée par le Parlement africain de la société civile et l’Association nationale des échanges entre jeunes (Anej), en collaboration avec le Collectif des étudiants africains en Algérie “Initiative Agenda 2063”, la rencontre d’Alger a pris fin ce mardi en donnant au “Partenariat société civile public-privé”, thème de la rencontre une dimension économique afin de venir à bout de la pauvreté, le chômage, les inégalités sociales, le réchauffement climatique et, surtout traiter en profondeur le défi majeur des migrations irrégulières et la fuite des élites et des capitaux en Afrique.

Participer activement à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et de s’investir sans relâche au renforcement des liens d’amitié et de solidarité entre les acteurs de la société civile africaine est une mission que s’assigne le continent noir en vue de trouver des solutions globales et plus justes aux besoins des africains et ne pas se contenter de solutions partielles et dénudées de résultats sur le long terme comme il est le cas de la proposition européenne, qui préconise la création de plateformes migratoires. Une option que refuse catégoriquement l’Algérie, réitérée encore à l’occasion parce que le phénomène de la migration clandestine exige une “solution globale“. Le directeur du centre des opérations chargé du dossier de la migration au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, Hassan Kacimi, a tenu à le rappeler à cette occasion.

S’exprimant en marge de la troisième et dernière journée des travaux de la conférence sous le thème: “Impliquer l’Afrique pour faire face à la crise migratoire”, Kacimi a indiqué que la proposition européenne de créer des plateformes de migrants dans les pays nord-africains n’est pas une “vision acceptable“. La résolution de la crise migratoire ne peut par conséquent être traitée uniquement sur l’adoption de mesures sécuritaires, d’où la position algérienne de renforcer la coopération avec les pays africains et de la région “pour aider au règlement de cette crise en tenant compte des spécificités, du respect des droits de l’Homme et des conventions internationales“.

Et ce n’est pas tout, puisque le continent fait face à un défi de taille qui est la lutte contre la criminalité de tous genres, exigeant une coordination entre les Etats africains dans le but de faire reculer la “criminalité transfrontalière“, qui fragilise et porte atteinte à la souveraineté de ces pays, a-t-il mentionné. “Nous sommes face à des entreprises criminelles spécialisées qui utilisent des moyens technologiques et qui tirent des revenus de leurs activités criminelles parfois plus importants que ceux de certains Etats du continent“, a-t-il argumenté, soutenant que l’Algérie dispose d’une stratégie, à même de contribuer au développement dans les pays frontaliers.

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