« La récupération de l’argent placé à l’étranger exige du temps, parfois des années en raison de l’ensemble des démarches et actions et autres mesures à mettre en place dans les pays concernés ». S. El Haddad.
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Mokhtar Lakhadari, directeur général de l’Office central de la répression de la corruption (OCRC), dans son allocution d’ouverture de la journée d’étude consacrée à la lutte contre la corruption et la protection de l’économie nationale, organisée ce lundi 1er juillet par son Office, a affirmé qu’un travail préliminaire est en phase de réalisation par l’OCRC en vue de procéder au recouvrement des sommes colossales détournées aussi bien dans le pays qu’à l’ étranger. Un travail de longue haleine dira-t-il qui exige la coopération de diverses instances nationales et internationales.

A ce titre, relevant que la corruption étant un crime économique avéré, fera part de sa ” conviction qu’une économie saine et un développement durable ne peuvent être bâtis que sur la base d’une concurrence loyale, d’une égalité des chances et du respect des lois, non sur l’acquis illicite et la violation des règles de transparence et de crédibilité “.

Ainsi, s’agissant du recouvrement des sommes détournées tant sur le territoire national qu’à l’étranger, il dira qu’il s’agit là d’ “une question d’une grande importance et prioritaires nécessitant l’organisation de certaines notions et autres mécanismes qui dégagera un contexte réglementaire national et international clair que les participants à cette journée d’étude devront aborder et sortir avec des recommandations“.

Relevant que la mission de son organisme, qui est un service de la police judiciaire spécialisé dans le traitement des questions de corruption, indiquera que ” le travail préalable au recouvrement des transferts  illicites de capitaux se fait par le biais des investigations que l’OCRC effectue sur la base d’échanges d’informations avec les instances nationales et internationales concernées “”.

La récupération de l’argent placé à l’étranger exige du temps, parfois des années en raison de l’ensemble des démarches et actions et autres mesures à mettre en place dans les pays concernés “, ajoutera-t-il, d’autant plus poursuivra-il que ” la problématique du recouvrement des transferts de capitaux ne s’arrête pas seulement à la volonté politique des états désirant récupérer l’argent dilapidé  mais exige aussi  la réactivité et la coopération des Etats qui accueillent les biens et revenus criminels “, et qui ” souvent en font une source de leur propre investissement et développement “.

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