La raffinerie Augusta " sera à partir du 1er décembre 100% algérienne". Photo: S. El Haddad
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” Notre objectif numéro Un est de ne plus vendre le gaz en tant que matière première “, a déclaré Abdelmoumène Ould Kaddour, PDG de Sonatrach, tout à l’heure lors d’un point de presse donné à l’aéroport de Tlemcen à l’issue du lancement des travaux du gazoduc GPDF.

A ce titre, il affirmera la volonté du groupe national pétro-gazier, de ”  vendre le gaz en tant que produit fini ce qui représente dix fois plus la valeur en tant que matière première.  La valeur ajoutée que nous allons apporter à travers la transformation du gaz est beaucoup plus importante que de vendre du gaz naturel “, assurera-t-il. ” Mais, soulignera-t-il,  nous avons aussi des engagements avec nos partenaires traditionnels ENEL, ENI, Total…pour lesquels on est obligé de répondre à leurs besoins “.

De ce fait, soulignant que “ l’Algérie est plutôt un pays gazier que pétrolier », il précisera que Sonatrach,  dispose de plus 20 000 kms de pipes line, il indiquera que celui d’El Aricha –Beni Saf permettra ” d’exporter un peu plus de gaz à travers le MEDGAZ “. Et pour cause, argumentera-t-il,  le nouveau pipe pour lequel les travaux ont été lancés ce main, le PDG de Sonatrach dira qu’il viendra ” renforcer le MEDGAZ qui transporte actuellement 8 milliards M3/an, un dernier turbo compresseur est en phase d’être mis en place pour pouvoir augmenter cette capacité à 10 milliards M3/an, nous avons aussi créé  la boucle nouvelle pour rajouter du gaz “. Et de faire savoir que l’ ” objectif ” de Sonatrach,  ” est de continuer à produire pour atteindre les 10 milliards M3/an, augmenter nos capacités d’export et à transporter plus de gaz pour le transporter vers l’Europe, en particulier vers l’Espagne “. Et de rappeler à ce sujet le ” gros contrat signé avec les espagnols ” récemment pour 9 milliards de M3/an de gaz. Estimant ainsi qu’ ” on est donc couvert par les contrats que nous avons jusqu’à neuf ou 10 ans “. En effet, c’est là un contrat à long termes qui permettra au groupe public pétrogazier de mettre à disponibilité l’engagement pris avec les espagnols. ” La chose plus existante dans notre stratégie SH 2030 est qu’on veut développer la pétrochimie. Un accord a été déjà signé avec le groupe français Total, la joint venture sera créée avant la fin de l’année, des négociations sont aussi entrain d’avoir lieu avec les turcs. Un autre contrat pour la production de 450 000 tonnes de polypropylène “, défendra-t-il.

“Un baril entre 75 et 80 dollars, c’est pour nous le juste prix idéal”

Par ailleurs, à une question d’Algérie Online sur les attentes de la Sonatrach de la 10ème réunion du JMMC qui se tiendra le 23 septembre à Alger, Abdelmoumène Ould Kaddour,  dira, espérer que ” le prix du baril de pétrole reste entre les 75 et 80 dollars “. ” Ce qui serait très bien, affirmera-t-il aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. C’est pour nous le juste prix idéal “, affirmera-t-il.

En outre, question sur le développement de l’activité raffinage, le PDG de Sonatrach, rétorquera que l’objectif premier sur cette activité est de ” répondre d’abord aux besoins nationaux “. Pour cela, évoquant l’acquisition de la raffinerie d’Augusta en Italie, l’on apprendra qu’elle ”  sera à partir du 1er décembre prochain à 100% algérienne “. A celle-là, poursuivra-t-il,  s’ajoutera ” la raffinerie de Sidi Yacine, Alger, qui entrera en fonction d’ici le début de l’année prochaine, et pour laquelle la capacité de production a été augmentée 3,2 millions de tonnes annuellement “. Ainsi, dira-t-il ” on aura de quoi répondre aux besoins nationaux, mais en même temps, soulignera-t-il,  on est entrain de finaliser l’appel d’offres pour la raffinerie de Hassi Messaoud, pour laquelle il dira espérer la signature du contrat avant la fin de l’année en cours “. Le tout, dira-t-il, fera que ” 2 milliards de dollars seront économisés à l’importation. Ce qui est déjà énorme “, annonçant dans la foulée que ” beaucoup d’événements vont venir les deux prochains mois “.

 

Polémique sur le recrutement pour le projet du GPDF  d’El Aricha : “Une histoire à dormir debout”

Répondant à une question sur la polémique soulevée dans la matinée à propos de l’appellation du projet de l’extension du gazoduc, il estimera que c’est un problème d’appellation historique et géographique des deux communes concernées, et “pour changer cela, il faut changer toutes les données qui existent dans le monde entier”. “L’ essentiel pour nous est que ceux qui achètent le gaz chez savent qu’il provient d’El Aricha”. Quant à la question du recrutement, estimant qu’il s’agit là  d’ ” une histoire à dormir debout “, il a assuré qu’a enquête faite sur place ce matin, il s’avère qu’ ” aucun recrutement n’a été fait de Tlemcen pour des postes relevant des métiers qui ne sont pas technologiques ou complexes. Systématiquement et les instructions sont claires, on prend les locaux (ndrl : pour ces métiers)”.

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