Pékin promet 60 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique? Photo: DR
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Tout en exprimant l’intérêt “l’attachement” de l’Algérie au devenir du continent africain, Ahmed Ouyahia, Premier ministre, a tout fois déploré qu’en dépit des nombreux engagements internationaux pour le développement de l’Afrique, les apports effectifs “demeurent malheureusement fort modestes“ce qui, selon lui “ajoute davantage de poids à la contribution chinoise“.

Aujourd’hui à Pékin le Premier ministre,  Ahmed Ouyahia, représentant du Président Bouteflika au 3eme Forum sur la coopération sino-africaine ouvert depuis avant-hier, dans son allocution, a fait part  “ l’attachement” de l’Algérie à tout ce qui est en lien avec le devenir du continent africain, estimant que cette conviction constitue l’une des  motivations de l’Algérie pour la coopération sino-africaine.

De ce fait, il fera remarquer que si les engagements ont été nombreux au fil des rencontres internationales consacrées au partenariat pour le développement de l’Afrique, les apports effectifs “demeurent malheureusement fort modestes dans ce domaine“, estimant que cela “ajoute davantage de poids à la contribution chinoise“. Aussi, Ouyahia soulignera que l’Agenda africain 2063, cadre commun de développement de l’Union africaine adopté en 2015 un pour une croissance inclusive et un développement durable pour l’Afrique à réaliser au cours des cinquante prochaines années, “constitue une feuille de route opérationnelle pour la réalisation de ce développement continental“. Et au représentant du président de la République de noter dans ce sens que “la récente création de la zone africaine de Libre échange dynamisera, sans doute, le commerce africain“. “Ce sont là, dira-t-il, les atouts solides avec lesquels l’Afrique dialogue désormais d’une voix avec les autres régions du monde en matière de partenariat pour le développement“. Ceci avant de relever que l’Afrique “déterminée à faire aboutir son développement à l’horizon 2063 a besoin du soutien concret des ses partenaires à travers le monde“.

L’Algérie dans trois projets d’envergure pour le développement de  l’Afrique

A ce titre, Ouyahia a affirmé  que l’Algérie œuvre “intensément à la  concrétisation de l’Agenda africain 2063, vu son engagement et ses investissements dans des projets d’envergure pour le développement de  l’Afrique notamment à travers trois projets majeurs“. Il “s’agit d’abord, expliquera-t-il, de la route  transsaharienne désormais finalisée dans sa partie algérienne et que valorisera encore davantage le Port-Centre que l’Algérie réalise en partenariat avec la Chine“. Ensuite, poursuivra-t-il, “du projet de gazoduc Alger-Lagos  dont les études sont bien avancées”, et enfin, ajoutera-t-il “ du projet de la  liaison fibre-optique entre l’Algérie, le Niger, le Mali, le Nigeria et le Tchad, qui densifiera les liens à travers la région sahélo-saharienne”.

Plus de 9 milliards de dollars annuellement d’échanges entre l’Algérie et la Chine

Dans ce contexte, il indiquera que les échanges entre l’Algérie et la Chine “dépassent les 9 milliards de dollars par an alors que la contribution des entreprises chinoises à la réalisation des vastes programmes algériens de développement est supérieure à 10 milliards de dollars chaque année“. Enchainant dans la lancée, il assurera en outre que l’adhésion de l’Algérie à l’initiative chinoise de la nouvelle route de la soie donnera plus d’ampleur et de la consistance au partenariat algéro-chinois. “Nul doute que l’adhésion de l’Algérie à l’initiative de la nouvelle route  de la soie apportera une densité plus forte à notre coopération et à notre partenariat avec la Chine, comme le laissent entrevoir déjà nos projets communs majeurs du Port centre et du complexe  de phosphate intégré“,  déclarera-t-il dans une allocution au 3ème Forum sur la coopération sino-africaine.

Pékin promet 60 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique

Déterminée à conquérir le marché africain, la Chine, critiquant le « néocolonialisme » occidental,  veut définitivement se distinguées des autres partenaires économiques du vieux continent en proposant aux États africains des aides au développement. C’est en tout cas ce qu’en témoignent les propos de Xi Jinping, Président chinois, tenus avant-hier à l’ouverture du sommet Chine-Afrique à Pékin. En effet, promettant 60 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique, il indiquera qu’ ” en ce qui concerne les relations Chine-Afrique, la Chine tient à donner plus et à prendre moins, à donner avant de prendre et à donner sans rien demander en retour “. Ce qui d’apparence n’est pas loin d’une déclaration d’amour inconditionnel. Certes,  la chine est devenue depuis une dizaine d’années le principal partenaire commercial de l’Afrique. Un partenariat que son chef de la diplomatie qualifie d’ ” une coopération à bénéfices mutuels “. Pourtant, cette coopération relève une forte dépendance du continent à la Chine qui octroie de gros crédits pour la réalisation de grands projets d’infrastructures.

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