Ahmed Ouyahia, SG du RND appelle appelé à ce que le choix des Algériens soit "souverain", lors des prochaines présidentielles. Photo. S. El Haddad
- Publicité -

“L’État veillera à une véritable exploitation des terres agricoles publiques concédées ou attribuées”. 

Le gouvernement passe à une vitesse supérieure en s’attaquant à un secteur, porteur et pourtant longtemps, dépendant de bien de facteurs exogènes pour donner quelques éléments que le Premier ministre compte mettre en pratique pour faire de ce secteur un vivier pour non seulement nourrir toute une population mais, aussi pour pallier cette dépendance vis-à-vis de l’étranger sachant que la facture des produits alimentaire importés devient difficilement supportable.

Il empruntât, le slogan, ayant marqué le secteur de par le passé, “la terre à celui qui la travaille”. Une réponse on ne peut plus claire quant à la détermination du gouvernement d’exploiter la ressource foncière en vue de la rentabiliser au gré d’une productivité qui aiderait, au moins à soulager le trésor public de certaines importations couteuses. “L’État veillera à une véritable exploitation des terres agricoles publiques concédées ou attribuées”, Ahmed Ouyahioa, revient de ce fait sur les opérations d’assainissements déjà entamées pour revoir en profondeur la politique des concessions de terres agricoles qui, dans les faits n’a abouti qu’à un dispatching de terres au profit d’opérateurs non tenus, légalement par l’obligation de résultats. Tout est dit par le Premier ministre qui, renforce l’affirmation que l’État fera respecter aussi le principe selon lequel, “la terre à celui qui la travaille”. Ce qui laisse entendre que les opérations d’assainissement à savoir la récupération des terres attribuées et non exploitées va se généraliser.

Vu, sous cet angle, le développement de l’agriculture “passe aussi par une plus grande mise en valeur des terres à travers le Sud et les Hauts Plateaux”, à ce titre, le gouvernement compte exploiter des gisements jusque-là, inexploités comme les terres Archs. Le premier ministre a annoncé à cet effet son intention, au su de la particularité de la question, le lancement d’un débat sur le mise en valeur de ces terres tout en rassurant que cela, se fera d’une ” manière consensuelle et profitable d’abord aux populations concernées”.

Ainsi, Ouyahia ouvre des chantiers de modernisation de l’agriculture qui, exigent l’apport du capital que la loi viendra encadrer et “qu’il s’agisse du capital privé national ou qu’il s’agisse du capital mixte entre étrangers et nationaux”. Et comme, pour ne pas heurter les sensibilités, le chef de l’exécutif, rappelle que “les idéologies ne doivent pas priver notre agriculture de l’apport du capital comme ailleurs dans le monde”.

Il responsabilisa, enfin les hautes autorités locales, pour dire que “l’agriculture sera érigée en préoccupation majeure des Walis de la République” invitant par la même occasion, les agriculteurs à s’organiser en toute sortes de structures à même de leur permettre d’être impliqués dans les opérations de refonte de l’agriculture au même titre d’ailleurs que celle des collectivités territoriales dans le domaine de l’agriculture, pour que, “l’investissement progressera mieux et, une plus grande synergie sera développée entre les différents intervenants publics et privés concernés par l’agriculture”.

- Publicité -