" Si la femme de Meng Hongwei déposait une demande d’asile politique en France, cela constituerait un abus total de la procédure française ". Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Geng Shuang. Photo : DR
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La Chine a adressé, ce mercredi, une mise en garde à la France après l’octroi de l’asile politique à l’épouse de l’ancien vice-ministre chinois de la Sécurité publique et président d’Interpol, poursuivi pour corruption dans son pays, dénonçant “un recours abusif aux procédures” dans cette affaire, ont rapporté des médias locaux.

Si la femme de Meng Hongwei déposait une demande d’asile politique en France, cela constituerait un abus total de la procédure dans cette affaire“, a déclaré devant la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Geng Shuang, alors que selon son avocat l’intéressée vient d’obtenir ce statut.

M.Shuang a, également, souligné que l’affaire de M. Hongwei n’était pas en rapport avec des “questions politiques“, contrairement aux propos de son épouse. “Meng Hongwei a été inculpé et fait l’objet d’une enquête, notamment pour avoir accepté des pots-de-vin“, a poursuivi le porte-parole de la diplomatie chinoise.

Abordant la nature des poursuites engagées contre Meng Hongwei, le diplomate chinois a assuré qu’il s’agissait “d’une affaire criminelle classique”, soulignant que “ce n’est pas une affaire politique, et encore moins une soi-disant persécution politique“.

Ainsi, si Grace Meng a obtenu l’asile en France comme l’a annoncé son avocat, il s’agit d’un “abus total des procédures judiciaires françaises“, a ajouté le porte-parole de la diplomatie chinoise.

Nous espérons que dans cette affaire, la Chine et la France pourront agir de concert conformément à la loi sur la base d’une bonne coopération“, a-t-il conclu. L’épouse et les enfants de l’ancien responsable ont obtenu le 2 mai l’asile politique en France, a annoncé l’avocat de la famille, Emmanuel Marsigny.

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