La volatilité des prix, qui avait connu un plus haut depuis près de trois ans en janvier, est désormais à son niveau moyen sur 10 ans.Photo/DR
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A cela, les yeux sont aujourd’hui tournés vers les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), qui fera état des stocks et de la production aux Etats-Unis.

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s’est établi hier à 62,07 dollars le baril, contre 62,32 dollars la veille, a indiqué aujourd’hui l’Organisation pétrolière sur son site web.

Hier, les cours du pétrole reculaient en cours d’échanges européens après avoir commencé la séance en hausse dans un marché sans direction forte. Dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 62,35 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 16 cents par rapport à la clôture de lundi dernier. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de mars cédait 34 cents à 54,22 dollars une heure après son ouverture.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 62,98 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 47 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de mars gagnait 59 cents à 55,15 dollars.

Selon des analystes, la volatilité des prix, qui avait connu un plus haut depuis près de trois ans en janvier, est désormais à son niveau moyen sur 10 ans.”Et ce, alors que le Venezuela, qui était encore récemment le septième plus important exportateur de l’Opep, sombre dans la crise“, ont-ils souligné.

Certains acteurs du marché parient en effet sur une hausse des cours, alors que les exportations du pays peinent à trouver preneur compte tenu des sanctions infligées par Washington au groupe pétrolier vénézuélien PDVSA. Mais d’autres investisseurs misent au contraire sur une baisse des cours, se fondant “sur les tensions commerciales, une croissance mondiale qui plafonne et une production américaine record“, a énuméré un analyste.

Le marché aura ainsi les yeux tournés aujourd’hui vers les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), qui fera état des stocks et de la production aux Etats-Unis. Pour les réserves arrêtées au 1er février, les analystes tablent sur une hausse de 1,5 million de barils des stocks de brut, de 1,5 million de barils des stocks d’essence et sur une baisse de 2,25 millions de barils des autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

L’Opep et ses partenaires, dont la Russie, qui en décembre dernier ont décidé d’accentuer leurs efforts de limitation de la production à partir de janvier, pour empêcher une surabondance de l’offre par rapport à la demande, tiendront une réunion les 17 et 18 avril à Vienne afin d’estimer si leur politique de réduction de la production doit être maintenue ou amendée. Ce rendez-vous sera précédé par la treizième réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep-non Opep (JMMC) à Bakou (Azerbaïdjan) le 18 mars prochain.

Pour rappel, introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’Opep (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djeno (Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).

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