"Il semblerait que les baisses de production de l'Opep fonctionnent", selon les analystes. Photo: DR
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Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a grimpé hier à 66,03 dollars le baril, contre 64,87 dollars vendredi. C’est ce qu’indique aujourd’hui l’Organisation pétrolière sur son site web.

Hier, les cours du pétrole grimpaient en cours d’échanges européens, dopés par les négociations sino-américaines et le respect par l’Opep de ses  engagements de réduire son offre. Dans la matinée, ils avaient même atteint, lors d’une séance, leur plus haut  niveau depuis trois mois, à 66,83 dollars pour le Brent et à 56,27 dollars  pour le WTI. Pour les analystes “Il semblerait que les baisses de production de l’Opep fonctionnent”.

Dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 66,44 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 19 cents par rapport à la clôture de vendredi. Vers  midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril  valait 66,23 dollars sur la même place, en baisse de 2 cents par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril de WTI américain pour le contrat de mars gagnait 42 cents à 56,01 dollars une heure après son ouverture. A midi le baril américain de WTI pour le contrat de mars gagnait 37 cents à 55,96 dollars sur le même marché.

Depuis début janvier, l’Opep et ses partenaires, dont la Russie, doivent appliquer des limitations de production plus strictes, comme ils l’avaient  promis début décembre.

Si la Russie n’a pas encore énormément réduit sa production, l’autre géant  pétrolier du groupe, l’Arabie saoudite, a limité ses exportations encore  plus qu’il ne l’avait annoncé et a promis de nouvelles baisses en mars.

“Il faut reconnaître qu’une partie de cette baisse n’est pas volontaire”, a cependant souligné un analyste, alors que deux membres de l’Opep, l’Iran  et le Venezuela, voient leurs exportations limitées par des sanctions de Washington. “Les craintes des marchés” sur les sanctions commerciales que s’infligent  les Etats-Unis et la Chine “se sont apaisées”, ce qui profite aux prix, a  également souligné un analyste.

Après une semaine de négociations à Pékin et avant une autre à Washington,  le président américain Donald Trump a affirmé que les discussions se  passaient “extrêmement bien”, même si des questions “très difficiles” restaient encore à régler, selon son négociateur en chef.

Cet optimisme du marché a par ailleurs pesé sur le dollar, valeur refuge.Cela rend le prix du baril, fixé en monnaie américaine, plus attractif  pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

Plusieurs analystes appelaient toutefois à la prudence. “Le principal risque de baisse des prix est clairement une croissance mondiale plus faible qu’attendu, qui pèserait alors sur la croissance de la demande” de pétrole, ont prévenu des analystes. “Le conflit commercial entre les deux plus grandes économies n’a pas été  évité”, a souligné un spécialiste.  

L’Opep et ses partenaires tiendront une réunion les 17 et 18 avril à Vienne afin d’estimer si leur politique de réduction de la production doit être maintenue ou amendée. Ce rendez-vous sera précédé par la treizième réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep/non-Opep (JMMC) à Bakou (Azerbaïdjan) le 18 mars prochain.         

Pour rappel, introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’Opep (ORB)  comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djeno  (Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon),  Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider  (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban  (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).

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