L'Opep est "complémentaire" avec les Etats-Unis.
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La Russie va réduire sa production de pétrole de 50.000 barils par jour d’ici la fin janvier.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n’est pas l’ennemi des Etats-Unis, a déclaré aujourd’hui Souhaïl al Mazroueï, le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis, cité par l’agence Reuters. Une déclaration intervenant au lendemain de l’annonce faite par la Russie affirmant réduire sa production de pétrole de 50.000 barils par jour d’ici la fin janvier.

Al Mazrouï, estimant que le cours moyen du pétrole en 2018 avait oscillé  autour de 70 dollars le baril, lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi, à propos des rapports entre l’Opep et les grands pays consommateurs de pétrole, comme les Etats-Unis, a affirmé que “nous sommes complémentaires, nous ne sommes pas des ennemis“.

En outre, le ministre émirati a estimé qu’il n’était pas nécessaire d’organiser une réunion des principaux exportateurs avant avril, affirme encore Reuters.

La Russie va réduire sa production de pétrole de 50.000 barils par jour d’ici la fin janvier

Le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a indiqué hier que la Russie a commencé à réduire davantage sa production de pétrole et le niveau de réduction pourrait atteindre 50.000 barils par jour d’ici la fin janvier. Selon lui, le niveau actuel de réduction de la production de pétrole de son pays a dépassé 30.000 barils par jour. 

Pour rappel, le 7 décembre dernier, l’Opep et les autres gros producteurs de pétrole, emmenés par la Russie, sont convenus, lors d’un accord lors d’une réunion à Vienne, de réduire leur production globale de 1,2 million de barils par jour (bpj), afin de ramener le marché de l’or noir à l’équilibre dès janvier 2019 pour une période initiale de six mois.

Selon l’accord, les Etats membres de l’OPEP vont réduire leur production de 0,8 million de barils par jour et les pays non membres de l’OPEP de 0,4 million de barils par jour.

Une décision prise alors même que Donald Trump demandait aux pays exportateurs de s’abstenir de limiter leur production, estimant qu’une telle mesure provoquerait une hausse des cours mondiaux du pétrole.

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