Abdellah Djaballah tire sur la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Photo:DR.
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La participation du FJD au scrutin présidentiel du 18 avril prochain sera tranchée par le Conseil consultatif.

Les premières réactions de la scène politique du pays à propos de la convocation du corps électoral par le chef de l’Etat en prévision du scrutin présidentiel du printemps prochain commencent à se faire. Le Front Justice et Développement de Abdellah Djaballah, critiquant la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), évoque d’ores et déjà les conditions de transparence et de liberté dans cette élection du 18 avril 2019.

Ainsi, aujourd’hui, d’Abdellah Djaballah, président du Front Justice et Développement (FJD), à l’ouverture des travaux du séminaire national des structures organiques, tenu au siège national du parti à Alger, a considéré que cette convocation implique la réunion des conditions de transparence et de liberté dans cette élection, appelant à assurer les garanties à même de préserver le droit de la Nation à choisir.

Sur la participation du FJD à la prochaine élection présidentielle, Djaballah répondra que le Conseil consultatif national (Madjlis Choura) tranchera cette question. A cet effet, dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux du séminaire national des structures organiques de sa formation politique, le président du FJD a précisé que “le Conseil consultatif et les structures du parti sont les seuls habilités à trancher la position du parti quant à sa participation à la prochaine élection présidentielle“, soulignant “l’inutilité de sa participation, en tant que personne, à cette échéance électorale“.

Aussi, il a appelé à la nécessité d’opérer une réforme substantielle dans le régime électoral, en confiant l’organisation des élections à une instance impartiale et indépendante dont le président et les membres doivent être “élus” et non nommés. Il a cité parmi les conditions juridiques et politiques garantissant la transparence des élections, la garantie du financement de cette instance à partir du budget général du gouvernement, après débat au parlement, critiquant dans ce cadre la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE).

Il a affirmé, en outre, que cette instance ne peut être indépendante lorsque son président et ses membres sont nommés et que leurs salaires relèvent de la Présidence et de son budget et fixés par le pouvoir.

S’agissant des consultations auxquelles son parti avait appelé il y a près d’un mois, Djaballah a affirmé qu’elles “se poursuivaient toujours avec certains partis de l’opposition, déplorant, dans ce cadre, le manque de confiance entre certaines formations politiques de l’opposition“.

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