L’Algérie a, toujours prôné le dialogue inclusif pour le règlement de la crise libéyenne. Photo: S. El Haddad
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Les propos, pour le moins “inappropriés” voir déplacés du militaire libyen Haftar n’engagent que sa personne. Politiquement isolé, Haftar s’en est pris, sans pudeur aucune, à l’Armée Nationale Populaire en menaçant de marcher sur l’Algérie.

24 heures après qu’il eut menacé de déclarer la guerre à notre pays, le militaire libyen s’est vu isolé dans son propre pays. Le chef de la diplomatie libyenne a, dans un entretien téléphonique tenu à se démarquer officiellement des propos de Belqasim Haftar, commandant en chef de l’armée libyenne réitérant à l’occasion l’attachement des autorités de son pays à la préservation et au renforcement des relations  entretenues avec l’Algérie.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a reçu lundi une communication téléphonique de son homologue libyen, Mohamed Taher Siyala, au cours de laquelle, ce dernier a tenu à “se démarquer des propos attribuées au Maréchal Haftar“. Le communiqué des affaires étrangères précise que le ministre des affaires étrangères libyen a exprimé lors de cet entretien téléphonique sa reconnaissance du rôle de l’Algérie dans la crise libyenne et “de sa contribution dans le cadre du processus onusien pour le règlement de la crise libyenne, une contribution que l’Algérie n’a cessé d’apporter dans la discrétion requise et qui lui est reconnue par la communauté internationale, et ce depuis le début de la crise“, selon les termes du communiqué.

Laquelle précision a été dûment enregistrée par l’Algérie qui, par la voie de son chef de la diplomatie Messahel a tenu à “rassurer son homologue libyen qu’aucune déclaration, de quelque nature qu’elle soit, ne peut porter atteinte aux liens solides de solidarité et de fraternité entre les deux pays et que l’Algérie poursuivra ses efforts dans la recherche d’une solution politique à la crise libyenne et ce dans le respect des principes qu’elle a toujours défendus notamment ceux de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de leur souveraineté”.

Les deux ministres ont par ailleurs convenu de poursuivre la “concertation régulière” qui existe entre les deux pays sur l’ensemble des questions d’intérêt commun, a assuré le communiqué du MAE.

L’Algérie, qui a contribué à la recherche d’une solution politique à la crise libyenne, a toujours prôné le dialogue inclusif comme “seul et unique option” pour parvenir à une solution politique à l’abri des ingérences étrangères. Une démarche, au demeurant partagée  par les responsables libyens.

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