Outre les administrations publiques, les transports terrestres, maritimes et aériens seront totalement paralysés. Photo:DR
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La centrale syndicale s’opposera contre “quiconque tentera d’exploiter la grève pour semer l’anarchie à l’instar de ce qui s’est passé en 1978“.

La grève générale dans le secteur public en Tunisie, sera observée demain, a annoncé aujourd’hui, le porte-parole de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), Sami Tahri à l’issue d’une “courte” rencontre avec le chef du gouvernement Youssef Chahed.

C’est le dernier entretien entre les deux parties et la grève générale dans la fonction publique et le secteur public sera observée jeudi (demain)“, a-t-il tranché, appelant tous les grévistes à se mobiliser pour assurer le succès du mouvement qui, a-t-il dit, sera “encadré en toute responsabilité“.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le porte-parole du syndicat, a fait savoir que l’entretien entre Youssef Chahed et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, “n’a duré que trois minutes”, allant jusqu’à le qualifier de “rencontre de courtoisie” qui n’a pas abordé les négociations sociales ni le report de la grève, sans plus de précisions.

Le dirigeant a, dans ce contexte, mis en garde “quiconque tentera d’exploiter la grève pour semer l’anarchie à l’instar de ce qui s’est passé en 1978“, assurant que la centrale syndicale s’y opposera.

Lundi dernier, le président tunisien Béji Caïd Essebsi avait appréhendé “une répétition” de la grève du 26 janvier 1978 qui avait fait de nombreux morts et porté atteinte à l’unité nationale.

Outre les administrations publiques, les transports terrestres, maritimes et aériens seront “totalement paralysés“, a pour sa part, indiqué le secrétaire général-adjoint de l’UGTT, Monem Amira. Un rassemblement est prévu à cette occasion devant le siège de la centrale syndicale à Tunis, ainsi que dans les autres régions du pays, selon les médias.

Hier, une séance marathonienne regroupant les représentants du gouvernement et du syndicat n’avait pas permis de parvenir à un accord sur les majorations salariales dans la fonction publique. Début janvier courant, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Hfayedh Hfayedh chargé de la fonction publique, avait fait savoir que la grève générale du 17 janvier était “toujours maintenue en l’absence d’un accord entre avec le gouvernement, soulignant que les propositions du gouvernement n’étaient “pas satisfaisantes jusqu’à présent“.

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