Andrea Thompson, sous-secrétaire d'Etat américaine chargée du Contrôle des armements et des Affaires de sécurité internationales, lors de la réunion à Pékin de représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Photo: DR
- Publicité -

  Nous avions précédemment convenu de définir un format de déclaration, mais l’écart est considérable entre d’une part les déclarations des Etats-Unis, et d’autre part celles de la Russie et de la Chine“, a lancé
Andrea Thompson, sous-secrétaire d’Etat américaine chargée du Contrôle des armements et des Affaires de sécurité internationales.

Aujourd’hui, lors d’une réunion à Pékin de représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis accusent la Chine et la Russie de  non-transparence et de ne pas dévoiler l’intégralité de leurs programmes nucléaires, et menacé de se retirer du traité de désarmement signé avec Moscou.

Andrea Thompson, sous-secrétaire d’Etat américaine chargée du Contrôle des armements et des Affaires de sécurité internationales, a lors de cette rencontre consacrée au désarmement et à la non-prolifération nucléaires, accusé les deux pays d’inégalité en matière de transparence dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), conclu en 1968. “Nous avions précédemment convenu de définir un format de déclaration, mais l’écart est considérable entre d’une part les déclarations des Etats-Unis, et d’autre part celles de la Russie et de la Chine“, a-t-elle dit. “Je ne saurais trop insister sur la valeur de la transparence“, a-t-elle ajouté. La Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni — qui comme les Etats-Unis sont membres du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) — étaient également représentés à la réunion.

Ces discussions interviennent après plusieurs mois d’invectives entre  Moscou et Washington, car le président américain Donald Trump exprime la possibilité de sa sortie du traité nucléaire sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF), appelant la Russie “à la transparence” dans le cadre du traité. Ce traité bilatéral signé en 1987 abolit en théorie l’usage des missiles  d’une portée allant de 500 à 5.500 km. Dans le cadre de négociations courant janvier entre Russes et Américains à Genève, le président russe Vladimir Poutine a mis le point sur un potentiel retour à la course aux armements en cas d’annulation de l’INF.

Le système de missiles présenté publiquement la semaine dernière par la  Russie, qui pourtant avait une portée maximale de “480 km” et respectait  donc l’accord, fut quand même contesté par les Etats-Unis, qui suite à cela, a exprimé sa volonté de se retirer du traité de l’INF.   “De nombreuses questions restent en suspens en raison du manque de volonté politique“, a souligné, le ministre adjoint russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, ajoutant qu’il y avait un “manque de confiance évident” entre les cinq pays représentés à la réunion.

- Publicité -