Assil Belata, étudiant en 3ème médecine, égorgé dans sa chambre à la résidence universitaire Taleb-Abderahmane2 Ben Aknoun. Phtoto : Facebook
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Une minute de silence et de lecture de la Fatiha à la mémoire de notre confrère Assil est programmée aujourd’hui à 11h-12h et aussi pour dénoncer l’insécurité dans nos cités universitaires”.

Assil Belata, un jeune étudiant en 3ème année médecine, originaire de la wilya de Bordj Bou Arréridj,  a été retrouvé mort hier en début de soirée dans sa chambre de la résidence universitaire Taleb- Abderahmane II, Ben Aknoun-Alger.

Selon les premiers témoignages de ses amis sur Facebook, le jeune étudiant a regagné sa chambre aux environs de dix-neuf heures, et selon toute vraisemblance il a été suivi par deux inconnus. Après quoi le jeune Assil a été retrouvé égorgé et asséné de coups de couteau. Ses assassins ont dérobé les clés de sa voiture et ont tranquillement quitté les lieux mais sans écrire en anglais sur le mur de sa chambre des graffitis du sang de la victime, laissant supposer qu’il était “gay“.

Une fois l’alerte donnée, les éléments de la police scientifique ainsi que ceux de la protection civile sont intervenus sur les lieux du crime. Arrivera ensuite dans la soirée Tahar Hadjar, ministsre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique à la résidence universitaire Taleb- Abderahmane II pour s’enquérir des conditions de ce crime crapuleux

La découverte de ce crime a déclenché un grand mouvement de protestation au sein des étudiants de ladite résidence universitaire, qui sous le choc se sont rassemblés devant les locaux de l’administration générale de ladite résidence.

En outre, relayée telle une trainée de poudre, sur les réseaux sociaux dont facebook et Instagram, cette effarante nouvelle qui a suscité la rage et la colère non seulement de ses amis mais de l’ensemble de la communauté universitaire. “Ce crime vient dévoiler au grand jour la réalité des résidences universitaires de la capitale, surtout celle-là (Taleb- Abderahmane II)”, dira un étudiant choqué par la perte et surtout la manière dont a été tué son ami. “Des gens qui n’ont aucun lien avec l’université, des travailleurs indépendants, des commerçants et des étrangers y résident le plus normalement du monde. Ils sont même prioritaires dans tout  au détriment des étudiants. Ces mêmes étrangers réservent jusqu’ à trois, quatre chambres pour les transformer en lieu de consommation de drogue et d alcool”, ajoutera-t-il. “Aujourd’hui c’est Acil,Allah yarahmou, et demain c’est peut moi ou quelqu’un d’autre. On va vivre comme cela dans la peur ? Franchement où allons-nous ? On va passer notre temps à nous surveiller ? A regarder qui marche derrière nous ? C’ est grave”, dira un autre étudiant. Sur les réseaux sociaux, tous ont eu une pensée de compassion avec les parents du jeune Acil, et aussi tous, ont dénoncé “l’absence de sécurité, la négligence dans le contrôle et le manque d’éclairage public au niveau des résidences universitaires “. Et tous ont  aussi demandé à ce que “tous ceux qui ont, de près ou de loin, été responsables de ce crime payent le prix de crime odieux“.

Pour sa part, ce tôt matin dans le lot des milliers indignations postées sur les réseaux sociaux, le collectif des médecins résidents algériens, CAMRA, dénonçant ce crime crapuleux pour lequel il demande à ce que “justice soit faite“, ont indiqué qu’ “une minute de silence et lecture de la fatiha a la memoire de notre confrère Assil est programmée à 11h-12h et aussi pour dénoncer l’insécurité dans nos cités universitaires“.

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